Les véhicules connectés s’imposent de plus en plus dans nos vies quotidiennes, transformant la manière dont nous conduisons, voyageons et interagissons avec nos voitures. Mais cette révolution technologique soulève des questions épineuses sur la protection des données personnelles. En 2025, alors que des marques emblématiques comme Renault, Peugeot, Tesla ou Mercedes-Benz déploient des flottes de véhicules intelligents, l’équilibre entre innovation, sécurité et respect de la vie privée reste un vrai défi.
Les types de données personnelles collectées par les véhicules connectés et leurs spécificités
Les trois scénarios de traitement des données dans les véhicules connectés selon les recommandations de la CNIL
Enjeux réglementaires et juridiques liés à la protection des données dans les véhicules connectés
Les véhicules connectés sont à la croisée de nombreuses lois et régulations. Le règlement général sur la protection des données (RGPD) demeure le cadre principal en Europe pour encadrer la collecte, le traitement et la sécurisation des données personnelles. Mais le contexte est enrichi par d’autres textes, tels que la loi d’orientation des mobilités de 2019, la loi climat et résilience de 2021, et le futur Data Act, qui promet des innovations et des obligations supplémentaires.
Les constructeurs comme Citroën et Toyota, ainsi que les fournisseurs de services dérivés, doivent impérativement respecter le principe de licéité, de finalité et de minimisation des données. Cela signifie que chaque donnée collectée doit avoir une raison clairement définie, et que seules les informations strictement nécessaires peuvent être traitées.
Par exemple, dans le cas de l’utilisation d’algorithmes pour l’évaluation du comportement du conducteur dans les contrats d’assurance, il convient de s’assurer que le consentement soit librement donné et que les utilisateurs soient informés en détail. Cette information doit inclure la durée de conservation des données, leurs destinataires, ainsi que les droits des personnes, tels que l’accès, la rectification ou encore la portabilité.
Le Data Act, dont l’adoption est imminente, introduira notamment des règles nouvelles concernant les « données générées » par les véhicules connectés, qu’elles soient personnelles ou non. Il mettra l’accent sur le droit d’accès de l’utilisateur à ses données ainsi que sur la portabilité vers des tiers, facilitant ainsi la maintenance, la réparation ou encore la personnalisation des services. BMW ou Volvo se préparent déjà à intégrer ces exigences dans leur design produit, favorisant une « accessibility by design » comparable au « privacy by design » du RGPD.
La complexité réglementaire rejoint la nécessité de responsabiliser tous les acteurs, des constructeurs aux sous-traitants en passant par les prestataires de services numériques. La CNIL a la charge d’accompagner ce secteur en pleine évolution, proposant des packs de conformité adaptés et lançant des espaces de dialogue comme le « club conformité véhicules connectés » pour réunir professionnels et experts.