Commerce de quartier : bien régler sa fiche Google
Commerce de quartier : bien régler sa fiche Google

Commerce de quartier : les réglages Google qui amènent des clients à pied

Sur un téléphone, une recherche comme « boulangerie » ou « cordonnier près de moi » affiche une carte et quelques établissements proches. Google choisit ces résultats d’après la position de l’internaute et les informations des fiches d’établissement. Pour un commerce de quartier, cette fiche est souvent le premier contact avec les clients qui habitent ou travaillent à quelques rues. Son nom anglais est Google Business Profile, autrefois Google My Business.

Le gérant modifie cette fiche lui-même, sans compétence technique. Les réglages utiles se font d’abord sur la fiche, puis sur le site de la boutique.

Les trois critères de Google pour classer un commerce de quartier

L’aide officielle de la fiche d’établissement Google cite trois facteurs de classement local : la pertinence, la distance et la proéminence. Une fiche est pertinente quand elle correspond à la requête tapée. Le moteur estime aussi la distance qui sépare la boutique de l’internaute, même sans accès à sa position.

La proéminence correspond à la notoriété de l’établissement. Elle tient compte du nombre de sites qui renvoient vers la boutique et du nombre d’avis reçus.

Le gérant d’un commerce de quartier n’a aucune prise sur la distance. Il agit sur les deux autres critères, à partir de ce qu’il publie et des avis qu’il reçoit. La même page précise qu’aucun paiement ne permet d’obtenir une meilleure place.

Remplir la fiche d’établissement champ par champ

Les catégories choisies ont une incidence sur le classement local, selon Google. Il recommande la plus précise de sa liste, par exemple « Salon de manucure » au lieu de « Salon ». Une épicerie avec un rayon pain prend « Épicerie » en catégorie principale, puis « Boulangerie ».

Pour un jour férié, la fiche accepte des horaires propres à une date, sans toucher aux horaires habituels. Cette option couvre aussi une fermeture de 6 jours consécutifs au plus ; au-delà, Google demande de marquer la boutique comme temporairement fermée. L’aide conseille de confirmer les horaires des jours fériés, même inchangés. Un client qui trouve porte close après avoir lu « ouvert » sur Maps risque de le raconter dans un avis.

D’autres champs décrivent la boutique au client avant sa visite :

  • les photos de la devanture et de l’intérieur, qui aident le passant à reconnaître la boutique ;
  • les attributs, comme un accès Wi-Fi ou la présence d’un parking, que l’aide cite parmi les informations à fournir ;
  • les produits en magasin, une fonction réservée à quatre pays, dont le Canada mais pas la France ;
  • la description, qui n’accepte aucun lien ni message promotionnel.

Certains commerçants confient la fiche à un prestataire. Les gérants tentés par cette option peuvent voir la démarche complète pour les commerces de proximité sur le site du consultant Red Island SEO.

Avis clients et page locale d’un commerce de quartier

L’aide citée plus haut associe aussi les notes positives à une meilleure place. Le plus simple consiste à demander un avis au comptoir, avec le lien ou le QR code créé depuis la fiche. Offrir une remise en échange d’un avis est interdit, car Google y voit de l’« engagement artificiel ».

Répondre aux avis montre aux futurs clients que le gérant lit les retours. Google conseille des réponses brèves et sans argument commercial.

Le site doit reprendre à l’identique le nom, l’adresse et le téléphone affichés sur la fiche. Google peut en effet analyser le site et les mentions de l’établissement sur le Web. Les annuaires comme les PagesJaunes méritent la même vérification, car un ancien numéro resté en ligne envoie des appels dans le vide.

Sur le site, une page « Nous trouver » peut reprendre l’adresse et les horaires, avec un plan. Google Search Central décrit un balisage, les données structurées LocalBusiness, qui transmet ces informations au moteur dans un format normalisé. Seuls le nom et l’adresse y sont obligatoires.

Les enseignes et les franchises ajoutent une contrainte. Google exige le même nom pour tous les magasins d’une chaîne dans un même pays. Le gérant doit alors souvent obtenir l’accord du siège pour modifier sa fiche ou financer une page locale. Ce blog explique comment convaincre sa direction d’investir dans le SEO, avec un manque à gagner chiffré et un test limité à quelques pages.

Conclusion : relever les chiffres de la fiche avant de la modifier.

Avant tout changement, le gérant peut noter deux chiffres du dernier mois dans l’onglet Performances de sa fiche : les demandes d’itinéraire et les appels. Ces données n’existent que pour une fiche validée. Le même rapport liste les termes tapés pour trouver la boutique. Trois mois après les réglages, une nouvelle lecture montre si davantage de clients ont appelé le commerce de quartier ou demandé son itinéraire.

FAQ

La fiche d’établissement Google est-elle payante ?

Google permet de créer et de gérer cette fiche sans frais, à partir d’un compte Google. Elle est réservée aux entreprises qui rencontrent leurs clients en personne, en boutique ou à domicile. Une activité exclusivement en ligne n’est pas éligible.

Peut-on faire supprimer un avis négatif sur sa fiche ?

Le gérant peut signaler un avis depuis sa fiche, mais Google ne le supprime que s’il enfreint son règlement. Un simple désaccord ne suffit pas, car Google ne prend pas parti entre un établissement et un client. L’examen prend en général plusieurs jours.

Peut-on ajouter des mots-clés dans le nom de la fiche ?

Les consignes de Google l’interdisent. Le nom doit correspondre à celui de la devanture et des documents de l’entreprise, sans slogan ni liste de produits. Une infraction peut entraîner la suspension de la fiche.

Que faire si Google modifie les informations de la fiche sans prévenir ?

Google met à jour les fiches à partir de suggestions d’internautes et d’autres sources. Pour certaines suggestions, le gérant reçoit une notification et dispose de 4 jours pour accepter ou refuser la modification. Sans réponse, Google peut la publier si des informations publiques, comme le site de l’établissement, la confirment.

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